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Fuck You Shoes

Je ne saurai dire si chaque jour qui passe

Est un pas qui m’envoie vers d’autres sentiers

Ou s’il me rapproche de celui ou je recroiserai

Les chemins plus que le fer.

Pour cette fois l’entendre me souhaiter

« Adieu » et « Bonne route » même si séparées

Par certains enfers . Partir sans plus me retourner

L’assurance en lacets aux talons attachée

Dans le sable effaçant les traces

De mystère sur son passage.

Le cerf-volant

Ce sourire dans son reve en le voyant, c’est la grimace de l’ insconcient à la raison. Une petite fille qui tire la langue et s’en va en pouffant devant l’adulte sage qui croit mieux savoir qu’elle ce qui est bon et bien. Et qui découvre en songe les rubans que la mémoire noue en douceur pour lui offrir la vérité en cadeau .

Quand je ne sais pas quoi faire je prends une pièce, une petit pièce dorée. Je la fais tourner, entre le pouce et l’index, je l’observe, petite figure inconsciente, nombre infime qui lui donne sa valeur, au mieux deux carambars. L’argent, quelle chose merveilleuse, quelle géniale invention. Le progrès, ont du se dire les gens à l’époque, quelle révolution. La monnaie, celle qui donne, celle qui prend. Du pouvoir contre des enfants.

Quand je ne sais pas quoi faire, je prends une pièce, une petit pièce que je trouve dans ma poche, dans mon sac, dans mon salon. C’est ça, ne rien avoir a faire de deux carambars, on peut toujours avoir une pièce qui traine, prête a servir son maitre, prête a donner un peu d’une autre fonction que l’échange. On ne pense pas assez a la monnaie qu’on a dans la main comme pièce d’un grand échiquier mondial. Tant de temps pour arriver la, tant de gens pour etre aujourd’hui à moi et avoir enfin sa chance, son premier role, c’est le grand jour de la pièce maitresse, la reine de l’instant.

Car quand je ne sais pas quoi faire, je prends une pièce et m’en remets a elle et pour cette fois la, le hasard aura la forme d’une cercle froid. Mes raisonnements se perdent parfois trop et prennent trop de temps quand finalement le jugement tranchant d’un coté ou de l’autre donnera sa raison aléatoire. Lancer une pièce en l’air est une belle métaphore de la vie, on a beau essayer de contrôler, on ne sait finalement jamais quel coté sera le bon ou le méchant. Même ce qu’on espère n’est peut être pas la solution. Une pirouette en l’air et un tourbillon de métal retombe gaiment dans un poing fermé qui laisse échapper la réponse, sur le plat d’une main qui se tend. Jouer sa vie à pile ou face n’est au fond surement pas plus absurde que la question qu’on pose, quand ce qu’on croit savoir ne semble pas suffisant pour y répondre. Une pièce et les jeux sont faits, rien ne va plus et tout ira bien pourtant. A la fin, on ne gagne ni ne perd jamais vraiment.

Si, parfois une pièce, quand elle est mal lancée, qu’elle roule sur le parquet et s’en va se loger sous un meuble au lointain. Et quelque soit le chemin, le destin a quand meme moins d’allure et perd en gravité quand il prend la poussière et qu’on est a genoux a se contorsionner pour le récupérer.

J’aime la gym

Je veux bien croire que les contes de fée exagéraient. Mais entre attendre le prince charmant et tomber pour le méchant, il y a un grand écart que ma souplesse d’esprit refuse de réaliser. Mais je m’y efforce, tous les jours qui s’écrivent.

On nous a menti. On nous a menti. On…Allez! S’il te plait, raconte moi encore  une fois l’histoire qui finit bien. Juste une. Après promis, je reprendrai l’entrainement quotidien de l’espoir sans fin dans le désenchanté.

Mélancouleur

Pourquoi je ne porterai pas d’artifices? J’aurai bien trop peur de lui plaire moi sans aucun atour, moi sans etre parée, moi  nue et désarmée. J’aurai donc à portée des rangées de petites perles froides comme de la mitraille pour armer de sarcasmes des combats singuliers ou jamais on ne gagne.

Devinette

J’aime semer des indices autour de moi, les jeter comme des graines pour voir si elle seront fleurs, mauvaises herbes ou tombées en terrain infertile. Voir si tu me comprends, si tu sauras saisir le sens caché derriere ce qui semble ne pas en avoir de si important. Quelque chose à éclore, une ronde de vie, encore, éternellement nouvelle et semblable. Dans le détail d’une pétale a naitre, dans le plus loin que l’apparence, au coeur du bourgeon prometteur, il y a la clé d’une porte fermée. C’est infime et  immense, comme  une Alice qui se métamorphose dans l’espoir d’y entrer, qui joue a la merveille jusqu’a la case ciel. Et finira par fuir une reine de coeur qui veut couper la tete de ceux qui trompent sur la couleur des roses , avec cette cruauté qu’ont les gens absolus envers le mensonge.

L’objet que je vois posé sur cette table, c’est une réponse à  mon enigme, cette question muette. « Est ce que tu m’entends ? »  Et je t’ouvre mes bras, tu ne sais pas pourquoi, je ne te le dirai pas. A toi de deviner. Tout est signe quand on se tait.

Je n’ai rien a dire.

Nan, c ‘est vrai ?  Comme si ça se voyait pas, t’as rien écrit ces derniers temps feignasse. (ceci est un double sarcastique)

Oui, je n’ai rien a déclarer. Rien de nouveau. Je n’ai pas envie d’écrire, parce qu’en ce moment je me sens indifférente à tout et  l’indifférence nuit gravement à l’amour, à la création, à la vie (c’est beau comme une pub pour de l’eau minérale). Comme un cercle parfait. Je ne sais ou le briser.

ou tu veux, on s’en fout, c’est un cercle…Bon, on tombe dans le pathos, la. C’est le manque de lumière petite. T’as raison, n’écris rien, va prendre l’air et le soleil. Allez, vivement la nouvelle année?

Non mais il va se calmer le double sarcastique, la ? Je reviendrai quand je serai plus inspirée et moins encline a chouiner en écrivant des trucs qu’une collegienne fan de Twilight pourrai pondre en l’honneur d’Edwaaaard-il-est-trop-beau-et-il-scintille-au-soleil-c-est-trop-la-classe-lol-mdr et Bella-je-veux-passer-mon-eternité-avec-un-mec-que-j’ai-vu-trois-fois-c-est-normal-j-ai-la-personnalité-d-une-huitre

L’histoire licencieuse

200239480-001

Son silence est si entier qu’il ne supporte aucun soupçon, meme de vérité. Alors se pose sur ma bouche un voile de prudence ou se blottit l’aveu qui blesserait, entre vengeance et volupté.

Dark City

Drole de ville ou les heures passent et le soleil ne perce pas.  Je regarde par la fenetre et je ne saurai dire l’heure qu’il est. Alors je ne sors pas pour prendre l’air, mais l’échanger avec ces gens que j’aime et qui éclairent de leur présence le temps passé. Et plus qu’un verre nous partageons une lumière que le ciel ne nous a pas cédé.

Terra Incognita

Peut etre qu’un jour, a la place mysterieuse ou se logent les sentiments , je mettrai place a vendre et non place a louer. Ou je raserai tout pour ne laisser qu’un terre plane sur laquelle batir quelque chose de nouveau ou personne ne serait jamais allé.


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