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Archive for the ‘Se voiler dans la lumière’ Category

La fortune sourit aux audacieux

février 16, 2011 3 commentaires

J’ai de nouveau envie de me battre pour quelqu’un. J’aime la façon dont tu me chamboules, dont tu bouleverses mes certitudes. C’est un merveilleux accident, une révolution contre des croyances qui étouffent au lieu de protèger. Renversement du pouvoir en place à coup de feux d’ artifices.

Parce que tu me fais sentir plus légère. Ca ne prend pas beaucoup de place, la joie, et ça ne pèse pas lourd. Mais comme la lumiere elle colore sur ses traces ceux qui l entourent.

Pourtant tu n’es pas ce que je veux. Mais tu es ce que je désire. Tu es celui qui m offre l’envie, et la vie un peu plus. Peut on en refuser une part supplémentaire ? Tu remets en question mes réponses, tu me les fais relancer comme on jette des dés, hasard à saisir. Voulez-vous jouer mademoiselle ? La partie ne fait que commencer.

La chance appartient a ceux qui l invitent à s asseoir à leur table. Étrange convive dont on ne voit jamais le visage. Je me demande quel éclat a ses yeux quand elle choisit qui séduire , et la morsure exquise qui caresse quand elle se donne. Je ne sais pas si elle est la ce soir, elle porte tant de masques, dont un qui la rend invisible.

Aucun signe certain ne permet de déceler sa présence. Mais pour tenter de la voir on peut allumer une lueur d’ espoir, c’est un signe qui lui plait. Ainsi tâcher de l attirer pour que son attention nous favorise. Et c’est comme ça qu’on l’apprivoise : sans préjugés, juste du courage. La chance a ses caprices , ses humeurs, ses mysteres, mais aussi un secret : elle se nourrit de la lumière de ceux qui n’ont pas eu peur d’essayer.

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la victoire est en nous

septembre 14, 2010 1 commentaire


L’autre n’est pas une victoire, un défi à relever,un joli objet de collection. C’est un sujet à émotions qu’on ne peut occulter pour son propre plaisir.

Ce n’est pas l’étranger, différent et dont on s’indiffère, mais l’alter ego digne d’altruisme plus que d’egoisme. L’autre moi-meme qui mérite un principe de bienveillance, par la ressemblance et l’humanité partagée.

Je suis un miroir de ce que tu es, pas une ennemie, ni un putain de trophée.


Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre

mai 23, 2010 1 commentaire

Souviens toi juste d’elle et pas de cet hopital, avec tes playmobil, ces détails futiles que la mémoire décide de sélectionner pour qu’il ne manque rien à la dernière image. Pas de ce matin la, à quel point ca a fait mal. Souviens toi juste d’elle, que reste le souvenir heureux, pas la tristesse, pas ce qui a été manqué. L’amour qu’il y avait, pas la perte inconsolable encore vingt ans après. Est ce qu’on guérit un jour vraiment des blessures d’enfance, d’avoir connu autant d’amour, d’avoir trouvé ca completement normal et qu’on nous ait fait comprendre que pas du tout en nous l’enlevant trop tôt. C’est la seule chose au monde qui me donne toujours envie de pleurer comme si je ne l’avais jamais fait, comme si ça n’était jamais assez, moi qui ne pleure presque jamais. En à en avoir peur de me souvenir, à en avoir peur d’en parler. Parce que nous n’en parlons jamais. Maman peut pas le supporter et moi, je veux pas lui faire plus de peine. Et à force de se taire, les images se sont figées, puis elles se sont faites rares et aujourd’hui elles ressemblent presque toutes à celles qu’il y a dans les albums que j’ai feuilleté plus tard, parce que je voulais pas perdre completement le souvenir d’elle.

Souviens toi juste d’elle, dans ta mémoire et un peu dans ton sang. Arrete de le gaspiller vainement. Et te convaincre que si t’as pas dit au revoir, c’est que tu pouvais pas savoir, c’était pas ta faute, t’étais juste une enfant. Qui porte depuis 20 ans le manteau d’une autre, comme une reconnaissance rouge de dette, un devoir de mémoire par amour. Je suis désolée maman, c’est pas le mien, j’y suis pour rien, ni mon père. On pourra rien y faire mais nous on est vivants.

L’assassin

Le temps qui passe, serpent avide de chaines fraiches, délie les liens tissés en s’enroulant autour des souvenirs et des gens, avant de les voler pour s’en nourrir

Le saut de l’ange

avril 28, 2010 Laisser un commentaire

L’écume aux cils, l’amer aux lèvres, le ciel déverse ses orages sur nos deux fleuves trajectoires qui n’esperait pas la même mer. Je regarde ton rivage, petit soldat qui tremble un peu, parce qu’il sait que l’assaut c’est ce risque de sauter sur une mine d’or et chuter en ses tréfonds entouré d’étincelles, de poussières et de pierres. Sur cette plage en champs d’honneur sentir la balle  s’enfoncer près du coeur mais continuer à avancer pour oublier la peur et la blessure.

L’auberge espagnole

avril 22, 2010 Laisser un commentaire

Il y a un moment ou notre réalité se soustrait à la réalité et  la différence engendrée sera l’illusion, celle qui ramene quand elle part le regard sur ce qu’on ne voulait pas voir, ne pas trouver dans l’univers qu’on s’etait construit, refuge fragile et friable. Le monde est une illusion, il le porte en essence, mais l’illusion du monde est peut etre plus acceptable que le mensonge d’une seule personne.

Parce que plus qu’une réalité abimée, on perd peu à peu la foi dans ce droit à la différence qu’on espérait.  Cet optimisme puéril, mélé de naiveté, de courage et de volonté de ne pas se rendre. Tous ces efforts pour essayer d’écrire son chemin avec ces scenes qu’on nous impose.Sans savoir une seconde ce qui se passera à la fin.

Peut-être que pour beaucoup gagner, il faut prendre le risque de beaucoup perdre au départ. En esperant que ca paie a l’arrivée. C’est peut-être ça, la foi. Garder des illusions, mais des illusions mobiles, légères, girouettes suivant le sens du vent. On perd une chose pour pouvoir gagner une autre, tout s’equilibre a la fin, même si on pouvait avoir des préférences initiales sur le gain. Il faut apprendre a naviguer entre des illusions nécessaires et désillusions inévitables, comme sur une marée qui monte et redescend dans un mouvement infini.

Le résultat de ces réalités différentes sera ce qu’on choisit de mettre ou d’ôter a l’une ou l’autre pour qu’il soit positif, on gagne au monde ce qu’on y apporte, comme une étrange auberge espagnole de la vie.

Une goutte d’eau dans la ville

février 28, 2010 Laisser un commentaire

La pluie d’orage  lave la ville des bruits ordinaires

Et ce rideau fixe une frontière floue entre le monde et moi.

L’éraflure qu’il me laisse devient un peu plus douce

Quand des fils de soie  fluides flottant a sa surface

M’effleurent pour former une bulle ondulante.

Et le vacarme hurlant d’idées en digressions

S’adoucit et s’apaise lorsqu’enfin elles s’assemblent

Pour que naisse en dedans une lame sereine,

Comme dehors s’est unit l’eau avec la terre

Pour engendrer la boue avant la floraison.